Ces souffles charbonneux, des ères calcinées,
Privés, de leurs rameaux, et bourgeons, consumés,
Que des cris emprisonnent, comme l'air aphone,
N'assonnent guère plus au-delà du Léthé.

Ô ! amère lueur dans l'âme, érysipèle
Au cœur du Poète en flammes perpétuelles...
Musagète Fumerolle qui aspire au
Choeur de Babel emmuré sous les feux du ciel,

Du fond des crasses scories, étincelle encor !
Renais irisée de la cendre chargée d'or !
Ô! déchire la voûte creuse du Tartare 
Libère la racine, allume l'athanor !

 

Laurie Thinot, le 05/10/2013,

pour l´Agora Poetica: Irisalyre.